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 Et si on jouait ? | Edward Von Herr

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Aileen R. Wilson

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Citation: Tous les débauchés sont des saints qui s'ignorent.
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MessageSujet: Et si on jouait ? | Edward Von Herr   Dim 28 Déc - 20:26


Et si on jouait ?

    La nuit noire venait de pointer le bout de son nez, et étalait avec élégance son sombre et scintillant manteau sur le sympathique et agréable petit parc de Lindberg. L’herbe venant chatouiller les petits pieds nus de notre plus chère et désirée demoiselle que l’université puisse rêver, j’ai nommé Aileen R. Wilson. Cette belle blondinette, aux allures légèrement extravagantes, était en plein milieu du terrain, avec pour seuls accessoires, une bouteille de whisky à la main et une robe de soie blanche plutôt courte, laissant malicieusement découvrir la moindre parcelle du corps de la délicieuse chipie, le vent fut-il de la partie. Chantonnant d’un air joyeux des mélodies qui n’étaient en rien synonyme de plaisant, ravissant, voir harmonieux, mais maladivement envoutant. Imbibée d’alcool, la jeune femme n’avait trouvé aucun autre moyen pour oublier les mesquines bêtises dont elle était l’auteur. Ou serait-ce la victime ? En toute vérité, était-ce véritablement là la question ? Non. Ou tout du moins pas pour elle. Car derrière les apparences fières et imperturbables qu’elle arborait, c’était dans une agitation certaine qu’elle demeurait, et cela depuis près d’une semaine. D’un naturel impulsif voir parfaitement imprévisible, elle se surprenait elle-même d’en arriver à pareilles folies. Et telle une gamine tout droit sortie du jardin d’enfant, elle regrettait la chose à peine fut t’elle accomplie. Ainsi, Aileen se plonger dans un profond néant, où même la fraîcheur de l’instant lui était inconnue, où plus rien n’était, en définitif, vraiment réel. Le bonheur de ressentir une liberté éphémère, un délirant rêve, était trop bon pour en laisser filer l’occasion. Le passage de l’alcool était d’une simplicité enfantine ici, quand à sa sortie nocturne, disons qu’elle était devenue experte question sortie frauduleuse.

    Les rayons argenté de la lune venaient caresser langoureusement les cheveux dorés de la petite blonde, et laissaient apparaître sous des traits fascinants, le visage angélique de la séduisante poupée. Seule, elle était, et dangereusement aussi. Attendant sagement son prince charmant, elle avait fini par perdre toute notion de temps et d’espace. Marchant d’un pas rapide et cependant gracieux. C’est dans une valse instable qu’elle avançait, sa crinière d’or virevoltant dans l’atmosphère, telle une cascade incandescente. Sa peau blanche éclatant la pénombre, de sa fraîcheur enivrante. Le corps semblable à un pantin désarticulé, la jeune Wilson apparaissait alors d’une innocence étrange et immodérée. Une frêle tige terriblement attirante. Le sourire aux lèvres, les yeux dans un autre monde, elle siégeait toutefois dans une profonde tristesse, où le pouvoir de l’alcool finissait par ensorceler son organisme. Dans un manque qu’elle n’arrivait pas à définir, elle se perdait dans un songe, long et douloureux. Ses vêtements, qui éparpillés sur son passage, avait laissé les dernières traces de son existence, sublimaient l’instant, car telle une nymphe, la jeune femme avait le pouvoir de faire perdre la tête à quiconque s’en approcherait. S’écroulant enfin sur la terre humide, les genoux heurtant violemment la surface plane. Elle gémit et laissa tomber lourdement ses bras, la bouteille s’évadant dans cette nature infernale. Les doigts agrippant la végétation sous son joug, elle souffla un long instant, et fut surprise du silence. Silence qui rapidement se révéla à elle effrayant. Se mordillant la lèvre inférieure, les larmes assaillant, traitresses, ses beaux yeux d’un bleu intense au mélange hypnotique d'un vert émeraude.

    -« Edward… »

    Ce fut le seul et unique mot qui réussi à sortir de sa désireuse bouche charnue, laissant une voie cristalline se briser dans l’ivresse certaine qu’elle affichait assise au beau milieu de nul part. Edward, ce n’est que son petit ami. Petit ami qu’elle s’amuse avec un malin plaisir, à torturer autant qu’à aimer. Nulles intentions de méchanceté ici, mais un amour passionnel, et il semblerait, destructeur. Mais comment ne pas adorer ressentir cette douleur, quand elle provient du manque enfin déterminé, de ce manque qui vous ronge, tant l’être est loin de vous. S’enlaçant les bras autour du ventre et se laissant tomber vers l’avant. Pourquoi fallait t’il toujours qu’elle préfère lui cacher la vérité, alors que l’affronter serait beaucoup plus simple. Se mettant à rire à gorge déployée, elle était hilare de ce qu’elle venait de penser. Comme si l’affronter pouvait être plus facile… Douce chimère, magnifique illusion. Il lui en voudrait à mort, voir peut être même pire. Tout était à envisager dans pareil contexte. Soufflant de dépits, Aileen ne savait plus sur quel pied danser. Mais une chose était toutefois clair, il n’en serait jamais rien. Et tout ce qu’on pourrait lui dire serait renier en bloc par la belle. Non, il ne sait jamais rien passé, les gens aiment à vous mettre des bâtons dans les roues, par pure jalousie je l’avoue. Attrapant à l’aveuglette la bouteille à moitié pleine de l’alcool infecte, l’affaire était réglée. L’air plus ou moins triomphant, elle en but une nouvelle gorgée, ne manquant pas de s’arroser la peau au passage. Dans un gémissement, elle tenta en vain, de s’essuyer un minimum le liquide, qui vicieusement se rependait. L’envie de faire une danse lui prit, et aussitôt l’idée lui traversant l’esprit, la belle se mit debout tant bien que mal, après une bonne minute pour se défaire de ses chaines imaginaires, qui l’entrainaient plus vite au sol, que vers le ciel. Chancelante, de gauche à droite, un pas en arrière, et un prodigieux tournant sur elle-même. C’est en chantant et riant de bon cœur qu’elle se déhancher. Après tout, personne n’était là pour la regarder. Mouis… C’est ce qu’elle préférait penser. L’alcool chez elle avait toujours était un bon moyen pour ne plus penser, c’est pourquoi dans son état, il n’était que dure d’admettre qu’en définitif, la qualificatif de fabuleusement déjantée, lui allait à ravir.
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